|
Le joli mai (1965) |
|
|
Réalisateurs : Chris Marker et Pierre Lhomme Fiche technique: ici SYNOPSIS Il n'y a pas d'histoire suivie, mais une
longue enquête sur les réactions des Parisiens aux événements, grands et
petits, survenus au cours de Mai 1962, et un reportage-flash sur quelques-uns
de ceux-ci. D'abord, au cours d'une première partie : « Prière sur la tour
Eiffel », l'opinion de Parisiens moyens sur leur propre bonheur : le tailleur
de la rue des Patriarches qui ne pense qu'à gagner de l'argent parce que son
épouse lui en demande beaucoup ; Monsieur Catusse,
le « bougnat » de la rue Mouffetard, passionnément attaché à son quartier et
dont la joie de vivre se situe dans la sympathie qu'il éprouve ou accepte de
tous ses voisins ; Madame Langlois qui se trouve la plus heureuse des femmes
parce qu'elle peut faire passer ses neuf enfants (dont l'un est une nièce
orpheline qu'elle vient d'adopter.) de la pièce unique où la famille logeait
à un trois-pièces dans un immeuble neuf. L'argent ne fait pas le bonheur, car
la Bourse elle-même ne sait plus à quels critères elle réagit désormais ;
mais pour Pierrot, le chauffeur de taxi, la découverte de son talent de
peintre abstrait a embelli sa vie ; et le poète de la place des Vosges n'est
heureux que s'il est sans le sou. L'inventeur fait confiance à ses mains
créatrices, à son imagination et à l'équilibre apporté par sa femme. Les
fiancés, malgré le départ du garçon pour l'Algérie, repoussent résolument les
soucis et ne croient qu'à l'amour éternel. Yves Montand chante, en intermède
: « Le joli' Mai », et le second volet en dytique : « Le retour de Fantômas
», met en présence des motifs d'angoisse en ce printemps 1962, et des
divertissements à cette angoisse : les conséquences de la manifestation
anti-OAS de février, et les attentats, le verdict du procès Salan rendu le
soir où Paris apprend pour la première fois le madison, où la France devient
championne du monde de twist. Les grèves aussi occupent les Parisiens, et
pourtant deux ingénieurs se perdent dans la contemplation de l'avenir. Un
jeune Dahoméen évoque des souvenirs d'enfance avec les Blancs de France.
Trois jeunes femmes parlent spiritualité, et un ex-prêtre ouvrier évoque son
évolution vers le marxisme. Mouloud, l'Algérien et les lycéens de Janson de
Sailly apportent deux aspects de la question algérienne. Pour l'anniversaire
du 13 Mai, le chef de l'Etat monte à l'Arc de Triomphe. Les détenus de la
Roquette, enfin, parlent de leur vie et de la liberté. |