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Parti sans laisser d’adresse
(1982) |
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Réalisatrice : Jacqueline Veuve Fiche technique: ici CASTING
SYNOPSIS De minables petits casses. Juste pour se procurer de la
drogue. Le dernier a mal tourné et Salvatore et Marie se retrouvent à la
prison de Lausanne, leur fils Simon confié à sa grand-mère paternelle. Dans
le silence de sa cellule, entrecoupé des hurlements des rebelles et des
suicidaires, Salvatore n'a qu'un moyen pour communiquer: l'écriture. A sa
mère, il reproche son éducation puis, plus sereinement, lui exprime son
besoin de la voir. Ses visites sont toujours un réconfort malgré sa tendresse
très moralisatrice. A Marie, il promet de l'épouser, d'assainir leur vie,
d'en exclure la drogue pour ne se consacrer qu'à leur amour et à Simon. Marie
lui répond, tout aussi passionnée. Salvatore reçoit aussi lettre sur lettre
de son grand-père ainsi qu'un livre de London, "Souvenir
d'enfance": la lutte d'un aventurier contre le froid et la faim.
Similitudes. Et puis, il y a l'enquête, seule occasion de sortir de la
prison. Elle est interminable. Les policiers ne sont pas méchants. Pas plus
que les gardiens, mais, avec le temps, les murs de la cellule se resserrent.
Les douleurs diverses, non soignées, se multiplient. Un beau jour, Marie est
libérée. Dans les bureaux de la police, Salvatore a juste le temps de
l'embrasser. Ensuite il retrouve sa geôle. Dernier acte de foi, la demande
d'un avocat, payé par sa mère. Puis c'est la chute progressive. Marie n'écrit
plus. Une visite de Simon et Salvatore apprend de son fils qu'un autre homme
a pris sa place auprès de Marie. Règlements de compte par lettres et
désespoir. Comme le héros de London s'effondre d'épuisement dans la neige,
Salvatore se pend. |
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