|
Une pure coïncidence (2001) |
|
|
Réalisateur : Romain
Goupil Fiche technique: ici SYNOPSIS Il est vraiment difficile de parler d'un tel
film. Pour plusieurs raisons : d'abord de quoi s'agit-il ? D'un film de
copains ? Oui certainement, mais attention, le type qui tient le plus souvent
les caméras vidéos n'est pas un amateur, c'est Romain Goupil qui a déjà
derrière lui une longue carrière cinématographique : assistant opérateur de
1974 à 1990 de gens tout à fait intéressants (Robert Ménegoz, Nelly Kaplan,
Chantal Akerman, Roman Polanski et même Jean-Luc Godard), plus des courts
métrages, plus des films de télévision, plus des films de cinéma dont le
premier, Mourir à trente ans en 1982, a été immédiatement couvert de
lauriers, tant à Cannes que par la "profession" (César de la
meilleure première œuvre). Le film date clairement le début de l'histoire
puisque l'on voit des images de la grande manifestation antifasciste contre
Le Pen de 1973 qui a valu à la Ligue Communiste d'être dissoute et de
renaître sous le nom de Ligue Communiste Révolutionnaire (L.C.R.). Le
réalisateur a cessé d'y militer, mais continue à jouer au poker avec ses
vieux potes. Le catalyseur du film est l'hospitalisation du père de Nicolas
(un grand professeur de médecine). Puis, sans que l'on comprenne très bien ni
pourquoi ni comment, le film va s'orienter vers les sans-papiers, et le
mouvement des cinéastes pour leur régularisation (dont Goupil faisait
partie). Un "sans-papier" lui a raconté son histoire : il a été
racketté et tabassé dans une des officines spécialisées dans le trafic de ces
esclaves modernes. Immédiatement, Goupil pense qu'il faut faire quelque
chose. Il en parle à ses amis et ils décident d'agir. Mais comment ? Ces
modernes Pieds Nickelés décident de surveiller l'officine. Baptiste fait une
maquette époustouflante des lieux. S'ensuivent de longues discussions
démocratiques pour savoir qui fait quoi, et, comme ils sont certainement
amateurs de "polars", ils se mettent à surveiller l'officine, à
planquer caméras et micros. Pendant ce temps-là, la vie continue : Goupil a
des problèmes avec sa ravissante fille Clémence, qui veut, semble-t-il un
piercing. Puis, ils passent aux répétitions (hilarantes), et enfin, ils
passent à l'acte : sans armes ni brutalités. Ils ne trouvent personne, mais
tombent sur une importante somme d'argent. En partant, ils jettent des
fumigènes. La police intervient et il est mis fin au trafic. Quant au
spectateur ? Il a vu un vrai film de cinéma, bien monté, avec un son bien
travaillé... et en plus, souvent, un rire amical et de connivence, toujours
d'actualité. |