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Le bel été 1914 (1995) |
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Réalisateur : Christian
de Chalonge Fiche technique: ici CASTING
SYNOPSIS Juillet 1914. Le château du vieux comte Pascal de Sainteville dans la France profonde entre "campagne
bucolique" et "montagne magique". Pierre Mercadier, riche
rentier et professeur dilettante d'histoire, Paulette, sa femme, et leurs
enfants, dont Gabriel, 12 ans, débarquent pour l'été chez leur oncle Pascal.
Ils sont déçus de constater que le comte, ruiné, a dû louer une partie du
château aux Pailleron : Ernest, ouvrier puis contremaître qui a épousé
Blanche, la fille du patron, avant de devenir patron lui-même, Suzanne, leur
fille et Yvonne, son amie pianiste. Le charme de Blanche séduit Pascal,
Pierre et Gabriel, mais Pierre a la préférence. Gabriel entreprend son
initiation aux choses de l'amour avec Suzanne et Yvonne sans craindre de les
faire souffrir alternativement. Marie, mère de Paulette arrive alors que les
liens platoniques de Blanche et Pierre se resserrent. Elle entreprend
immédiatement de monter sa fille contre son gendre. Exaspéré par ces
calomnies, Pierre se rapproche davantage de Blanche et ils consomment leur
amour dans l'eau fraîche de la rivière. Alors que les enfants sont en
promenade dans le même endroit éloigné du château, Suzanne sans rien voir
d'autre est intriguée par la présence du tilbury de sa mère. Ses doutes sont
vite dissipés quand elle entend Marie rapporter les faits à son frère. Déjà
déprimée par l'abandon de Gabriel, elle s'enfuit. Plusieurs battues tentent
vainement de la retrouver jusqu'à ce qu'on la découvre dans un arbre, sous la
pluie d'orage et atteinte d'une pneumonie. Pascal, qui ne peut plus supporter
la méchanceté de sa sœur dont il a été victime toute sa vie, s'oppose
violemment à elle. Ulcérée, elle choisit de s'installer à l'auberge du
village où elle meurt d'une crise cardiaque. Consciente de la cause de la
fugue de Suzanne et culpabilisée, Blanche rompt définitivement avec Pierre.
Désespéré, il reste prostré au pied du lit marital. Paulette qui veut croire
son chagrin lié à la mort de Marie, revient vers lui et lui demande de faire
l'amour. Ce qu'il exécute avec violence. Après quoi il quitte le château et
sa famille pour jouir seul de sa fortune pendant dix ans. Dans la cour du
château, on a dressé la table du repas de funérailles où les témoins muets
pourraient être les objets de la réunion, où le Comte commente avec amertume
l'indifférence de la famille à sa ruine. Face à face, aux deux bouts de la
longue table, le comte constate que Moreau peut enfin acquérir le château
"pour une bouchée de pain", tandis que Moreau lui concède avec
quelque mépris que sa chambre lui sera conservée dans le futur sanatorium. |