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Un héros très discret (1996) |
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Réalisateur : Jacques
Audiard Fiche technique: ici CASTING
SYNOPSIS Enfant, Albert Dehousse apprend de la bouche d'un
camarade que son père n'est pas mort en héros pendant la Grande Guerre, comme
le rapporte la légende familiale, mais d'une banale cirrhose du foie. Albert
vit tranquillement dans le Nord pendant la guerre de 39-45. Il épouse Yvette,
une voisine qui partage le même abri pendant les bombardements, et dont le
père est chef d'un réseau de Résistance. Vient l'armistice de 1944. La mère
d'Albert serait tondue par les F.F.I. sans l'intervention énergique d'Yvette.
Un peu plus tard, Albert s'en va sans un mot et s'installe à Paris où il fait
la manche pour survivre. Il
rencontre ainsi le capitaine Dionnet, qui lui explique comment s'y prendre
pour mieux jouer la comédie. Encouragé par les premiers résultats, il
s'arrange pour que son logeur le prenne pour un lieutenant, ce qui lui permet
d'obtenir son respect et... un crédit illimité. Il travaille pour un certain
Monsieur Jo, personnage qui a su se rendre utile dans tous les camps, et qui
s'est assuré d'assez d'appuis pour échapper, un certain temps du moins, à la
justice. Sans carton d'invitation, mais en bluffant, Albert s'introduit dans
une réunion d'anciens résistants. Il observe, il écoute, se rend
indispensable : un jour, il est convoqué dans un ministère. Sa mémoire du
fichier de Monsieur Jo lui permet de « conseiller » judicieusement. Redoublant
d'audace, il se présente à un haut dignitaire des Français Libres de Londres
dont il a remarqué la myopie. Bientôt, il fait partie de l'amicale, évoquant
ses souvenirs imaginaires de la vie londonienne. On lui propose alors une
mission : avec le grade de lieutenant-colonel, il est envoyé à Baden-Baden
pour diriger un service d'épuration chargé de rechercher les anciens
collaborateurs. Son
habitude de la mystification lui permet de les traquer et de les confondre
mieux que quiconque. Certains des officiers placés sous ses ordres subodorent
la vérité, en particulier lorsqu'il est amené à feindre une blessure de
guerre qu'il n'a pas. Entre-temps il se lie avec Servane, une femme de
militaire aux multiples liaisons, qui devient sa maîtresse, puis sa femme.
Lors d'une expédition en forêt pour rattraper d'anciens membres fugitifs de
la L.V.F., il donne l'ordre de les fusiller sur place pour leur éviter la
honte d'un procès, les faisant passer pour morts au champ d'honneur. Il lui
devient de plus en plus difficile de bien tenir son rôle. Après s'être
dénoncé lui-même. Il est condamné mais pour cause de bigamie. Yvette et
Servane deviennent amies et viennent le visiter en prison. |