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Le papier ne peut pas envelopper la braise (2006) |
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Réalisateur : Rithy Panh Fiche technique: ici SYNOPSIS Entre quatre murs gris et sans fenêtres, de jeunes
Cambodgiennes cherchent le repos. Rithy Panh ne prend pas en traître : sa
mise en scène, jalonnée dès les premiers plans, nous laisse appréhender le
sort réservé à ces "mauvaises filles" en terre thaïlandaise. Une
ville anonyme, aux sonorités agressives, enveloppant un bâtiment délabré que
les prostituées louent à leur "patronne", qui ne manque pas de les
endetter. Rithy Panh va redonner un visage à ces femmes, qui, socialement, ne
sont que des corps, et dont la seule faute est d’être nées pauvres. Leur vie
? Envoyer de l’argent à une famille qui les a rejetées, encaisser les coups
des hommes blancs, lutter constamment, avec le corps et l’esprit, contre la
douleur et la culpabilité. Da a entraîné sa petite soeur dans cet univers où
l’on vend des jeunes filles vierges afin de pouvoir se nourrir, pour quelques
mois seulement. La petite est maintenant atteinte du sida, elle n’a jamais
fait le moindre reproche à sa grande soeur. Des Blancs ont prétendu qu’il était
possible de faire l’amour sans préservatif grâce à des médicaments contre le
sida. Mais Da n’aurait pas de quoi se les payer. Alors elle compte, comme son
maquereau, l’argent qu’elle peut rapporter en une passe, en un soir, en un
mois, en un an, et puis ce qu’elle a rapporté à sa patronne depuis cinq ans
qu’elle est prostituée. "Il faut faire attention aux dépenses, comme les
policiers, l’électricité...". L’argent est dans tous les esprits associé
à l’idée du bonheur. Les larmes, elles, sont sur toutes les joues. Il y a la
mère rejetée par son bébé, il y a celle qui vient d’avorter, ou encore celle
qui a trop honte de retourner dans sa ville natale... Les filles établissent
le dialogue, beaucoup ont déjà vécu les problèmes des plus jeunes (elles ont
entre 19 et 23 ans) : les cocards, les menaces, etc. |